Pour la deuxième année consécutive nous subissons les conséquences chaotiques de la fusion ZIL/BD voulue par le gouvernement Macron. Nous constatons que, l’état du remplacement, qui devait être amélioré par la fusion ZIL/BD s’est dégradé. Beaucoup d’absences n’ont pas été remplacées l’année dernière et l’année commence sous tension. En effet, en cette rentrée, certains d’entre nous sont déjà envoyés très loin de l’école de rattachement. Certains ont subi des changements de mission de manière imprévue à la suite de la phase d’ajustement tardive, donnant le sentiment nous n’étions considérés comme de simples « pions », pour pallier, dans l’urgence, le manque de moyens. Les informations pour nos missions sont encore lacunaires : nous n’avons toujours pas les horaires de l’école, ni les adresses mail de l’école….
Face à l’explosion des prix du carburant, nous demandons également que nos missions de remplacement soient au plus proche de nos écoles de rattachement. Pour cette même raison, nous demandons ce qu’il y ait une augmentation immédiate des frais de déplacement à hauteur de l’inflation.
De plus en plus de « missions de remplacement » concernent des renforts ASH en suppléance de l’enseignant, faute d’AESH ou de places dans les établissements spécialisés ! Ce n’est pas notre métier !
Cela veut dire que pour les personnels enseignants absents de leur classe, leur remplacement se complique car en renfort AESH le remplaçant ne peut remplacer cette absence…
Ce n’est plus possible ! C’est pourquoi, nous invitons tous les collègues à discuter de la grève et de la montée à Paris le 5 novembre.
Ce ne sont ni avec des fusions, ni en dégradant les conditions de travail des personnels que l’état du remplacement va s’améliorer !
Aussi, nous demandons immédiatement :
• la création de tous les postes nécessaires et notamment de remplaçants
• le retour à la spécificité des différents types de remplaçants • Augmentation immédiate et significative des ISSR et des frais de déplacement
• le versement des ISSR pour tous les remplacements et suppléances !
• le retrait de l’acte 1 et 2 de l’école inclusive et la création de toutes les places en ESMS
