Courriel du 1er avril

Monsieur l’inspecteur d’académie
Comme lors du Csad du 26 mars, nous vous demandons de bien vouloir recevoir avant la réunion du Csad de repli les délégations d’école qui se présenteront demain matin à l’accueil de la Dsden37.
Nous sommes persuadés que vous comprendrez l’importance de conserver ce cadre d’échanges compte tenu de la saignée que représente la suppression de près de 2000 postes dans le 1er degré.
Cela révolte enseignants et parents d’élèves qui constatent d’un côté un budget 2026 passé en force par 49-3 avec une majorité hétéroclite et sans principe refusant de censurer le gouvernement minoritaire de Monsieur Lecornu, et de l’autre toujours plus de milliards supplémentaires pour la guerre et une politique de « bourrage de crâne » de la jeunesse impulsée par le ministre de l’Education Nationale dans les établissements scolaires.
(courrier du 1er avril 2026)

Courriel du lundi 30 mars

Monsieur l’inspecteur d’académie
Nous revenons vers vous à propos de la carte scolaire 1er degré 2026, conséquence du passage en force par une majorité sans principe du budget 2026 par 49-3.
Vous avez accepté de recevoir à notre demande les 16 délégations d’écoles qui étaient rassemblées à l’appel de la FnecfpFO devant la Dsden37 au moment du Csad du 26 mars et nous vous en remercions.
Néanmoins nous regrettons que vous ayez choisi d’écarter les élus de ces délégations au prétexte que vous alliez les recevoir dans les prochains jours.
A ce sujet, nous déplorons aussi qu’il nous soit indiqué que seuls les élus peuvent être reçus par vous-même, les parents et enseignants n’étant reçus que par vos adjoints ou les IEN.
Ce sont les mobilisations dans les écoles qui sont souveraines quant à qui composent les délégations qui vous demandent audience et nous vous demandons que cela soit respecté.
Par ailleurs, nous savons que vous avez échangé en amont du Csad avec les maires sur les mesures de fermetures et d’ouvertures de classes que vous prévoyez de faire.
Nous vous alertons : dans une situation nationale très tendue dans laquelle les salariés sont de plus en plus pris à la gorge en ce qui concerne leur rémunération et leurs conditions de travail, la colère gronde et les décisions gouvernementales d’asphyxie budgétaire concernant l’école et donc l’avenir de leurs enfants sont particulièrement rejetées alors que dans le même temps jamais les crédits de guerre n’ont jamais été aussi élevés.
Nous vous appelons à l’entendre et à votre niveau, à permettre que les revendications soient entendues. 

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